14 février 2007
Jour 2. Enfin sur le blog
Deuxième journée au Burundi. Lundi, bientôt 23 heures, nous pourrions ressortir de suite pour vivre les « lundis méchants » très en vogue jusqu'au petit matin. Pourquoi méchants? Parce que bière et salsa jusqu'à 6 heures peuvent rendre les débuts de semaine difficiles.... Petite correction des erreurs de la veille : Addis Abeba...et non pas Sabeba...Tanganyika..le lac..on avait oublié le y...mea culpa...Il y en avait peut-être d'autres...la fatigue du voyage. « Yambu Yambu »... « Salut Salut » en Kirundi, la langue officielle en dehors du français. Début de journée en faisant étape à JRS (Jésuit Refugee Service), le siège de l'association d'Emilie, notre guide. Le temps d'un direct téléphone avec Jean-Louis Baudoux dans Les Matinales de Jerico. Excellente liaison avec la France...on recommencera...peut-être mercredi.
Après une étape au marché central, bondé, c'est Auchan le samedi après midi, le côté cour des miracles en plus, Emilie, au volant de son super 4X4 nous conduit vers le Centre Frère Antoine à Buterere, quartier périphérique de Bujumbura, c'est là qu'elle développe son projet humanitaire. Nous découvrons les formations données en broderie et couture. La prof de broderie, Bernadette, atteinte de la polio, nous impressionne par son enthousiasme et sa passion. L'heure du déjeuner approche, le centre abrite également le restaurant Karibu, «Bienvenue » en Kiswahili, la deuxième langue parlée. Nous nous faisons servir une assiette dégustation. La cuisine est assurée par des femmes, comme toutes les activités du centre. Simple et bon. Romann tente le pili pili...il fait moins le fier après la dégustation...ça brûle...le piment... Le début de l'après midi sera consacré à la visite de jeunes en formation, ce sont pour la plupart des garçons et filles Batwa, la 3e ethnie du pays, on les assimile au Pygmées du Burundi en raison de leur petite taille. Etapes Couture, mécanique et soudure. Un achat anodin se transformera ensuite en véritable aventure...des salopettes et des lunettes de soudure pour les apprentis. Nous friserons l'émeute...c'était le bazar au marché...
L'heure du coucher de soleil approche, nous décidons de faire un « stop bière » au Cercle Nautique, sur les bords du lac, un peu plus au sud de la plage paradisiaque de la veille. De belles rencontres nous y attendent, le cercle abrite un studio d'enregistrement. Nous faisons la connaissance de Jean-Luc, le patron belge, Jérémie le musicien technicien, Saïd, le reggae man burundais...plutôt grand quand il est debout...(on en déduit qu'il n'est pas Batwa) De nombreux rendez vous sont calés avec tous ces artistes très sympathiques pour les prochains jours. Arriverons nous à les rencontrer tous? D'autant que nous avons programmé un voyage samedi-dimanche au Rwanda et lundi-mardi vers l'est du pays. Mais la perspective de bavarder avec Annick, rescapée tootsie du génocide au Rwanda et Maggie, une figure emblématique de l'humanitaire dans ce pays justifie les heures de bus et de voiture. Cette fois il est presque minuit, Emilie dort, seul le grondement du tonnerre et la pluie, c'est de saison, viennent troubler le calme Bujumburien.
Romann et Thierry, les Bazoungou* de Moselle au Burundi * les blancs
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